Fiche d'identité
| Nom | Thérèse Marie Eulalie Joséphine Paula van der Straeten, dite Marie-Thérèse |
|---|---|
| Naissance | Eyne, 2 avril 1880 |
| Décès | Audenarde, 22 juin 1969, à 89 ans |
| Parents | Achille van der Straeten (1843-1921) et Marie Emma van den Peereboom (1854-1918) |
| Mariage | 6 mai 1905 à Eyne, avec Léon Claeys Boúúaert (1879-1971) |
| Enfants | Onze : Alfred (1906), Marie-Thérèse (1907), Marie-Christine (1908), Élisabeth (1910), José (1911), Antoine (1913), Ferdinand (1914-1917), Albert (1916), Madeleine (1918), Ignace (1920), Ghislaine (1922) |
Place dans la famille et dans le fonds
Thérèse appartient à la lignée, comme fille d'Achille, et se trouve à l'origine d'une alliance, comme épouse de Léon Claeys Boúúaert. C'est par son mariage que le fonds Claeys Boúúaert, notamment le carnet de Léon qui documente soixante-quatre ans de vie familiale, entre dans le patrimoine van der Straeten. Une large part de ce que l'on sait de la famille au XXe siècle repose sur cette source.
Le mariage du 6 mai 1905
Elle épouse Léon Claeys Boúúaert, avocat, fils du sénateur Alfred Claeys Boúúaert, le 6 mai 1905 à Eyne. Quatre jours avant, le 2 mai 1905, ses parents constituent en sa faveur une rente annuelle de 7 000 francs par acte de dot.[dot] L'allocution prononcée à la cérémonie par l'abbé Fernand Claeys Boúúaert est conservée intégralement dans le carnet de son mari.[noce]
Descendance
Elle met au monde onze enfants entre 1906 et 1922, dont Ferdinand, mort le 31 décembre 1917 à trois ans, pendant l'occupation. Parmi les autres, José (1911) deviendra jésuite et l'auteur de l'Esquisse biographique de Liévin-François van der Straeten, texte de référence pour l'histoire de la famille.
Après la mort de Pierre (1926)
Quand son frère Pierre meurt en 1926 en laissant cinq orphelins, son mari devient subrogé tuteur, puis dirige la fabrique d'Eyne pendant vingt ans. La maison paternelle passe ainsi sous la direction de son propre ménage. [Le rôle personnel qu'elle y a tenu n'est pas documenté : le carnet de Léon, qui raconte cette période en détail, parle des décisions au masculin.]
Les dernières années
En 1963, une parcelle lui appartenant est expropriée pour la construction du ring d'Audenarde ; l'indemnité de 600 000 francs est répartie entre sept de ses enfants.[ring] À partir de 1966, elle est « peu à peu paralysée et sans paroles », selon les mots de Léon, qui note les traitements successifs et leur inefficacité. Elle meurt le 22 juin 1969 à Audenarde, après huit jours de refus de toute nourriture ; son mari écrit dans son carnet : « décès calme de ma chère femme Thérèse ».[fin] Le service a lieu le 26 juin. Léon lui survit deux ans.
Sources
GEDCOM familial ; carnet de Léon Claeys Boúúaert ; acte de dot du 2 mai 1905 ; faire-part de mariage de 1905, archives familiales.
[dot] ↑ Acte de constitution de rente, 2 mai 1905 : Achille van der Straeten et son épouse constituent une rente annuelle de 7 000 francs à leur fille Thérèse en vue de son mariage.
[noce] ↑ Allocution de l'abbé Fernand Claeys Boúúaert, mariage du 6 mai 1905 à Eyne, texte complet conservé au carnet de Léon Claeys Boúúaert (p. 7-9).
[ring] ↑ Carnet de Léon Claeys Boúúaert : expropriation de 1963 pour le ring d'Audenarde, indemnité de 600 000 francs répartie entre les sept enfants.
[fin] ↑ Carnet de Léon Claeys Boúúaert : début de la paralysie en 1966, décès du 22 juin 1969, service du 26 juin.