Fiche d'identité
| Nom | Joseph Marie Thérèse Antoine van der Straeten, dit « Joe » |
|---|---|
| Naissance | 2 décembre 1918 [le lieu n'est pas renseigné au GEDCOM ; nos notes de travail disent Gand, sans source] |
| Décès | Heverlee, 8 février 2010, à 91 ans |
| Parents | Pierre van der Straeten (1889-1926) et Yvonne Moens de Hase (1889-1924) |
| Ordination | 24 août 1950, par Mgr Ferdinand Perier, archevêque de Calcutta |
| Fonction | Jésuite, bollandiste pendant cinquante-six ans ; docteur en histoire médiévale (Louvain, 1947) |
Orphelin à sept ans
Il perd sa mère à cinq ans, en mai 1924, et son père à sept, en novembre 1926. Sa nécrologie jésuite précise ce que les actes de tutelle ne disent pas : il fut élevé par une nicht, une parente qui lui tint lieu de mère. [Le mot néerlandais désigne indifféremment une nièce ou une cousine ; la nécrologie d'Étienne parle d'une oude nicht, une parente âgée. Le degré exact n'est pas établi, et la personne n'est pas identifiée.][necro] Les conseils de famille de 1924 et 1926, qui règlent le sort des cinq enfants, sont racontés dans la biographie de son père.
Un prénom repris à un mort de la guerre
Il naît le 2 décembre 1918, sept semaines après la mort de son oncle Joseph van der Straeten (1888-1918), huitième enfant d'Achille, emporté par la grippe espagnole à Paris le 12 octobre. L'enfant reçoit son prénom. [Le rapprochement des deux dates est établi ; que le prénom ait été choisi pour cette raison est vraisemblable, mais aucune source ne le dit.]
Le bollandiste
Il soutient en 1947 à Louvain une thèse d'histoire médiévale, De keure (1312) en de Raad van Kortenberg, puis entre chez les Bollandistes — la société de jésuites qui, depuis le XVIIe siècle, établit à Bruxelles l'édition critique des vies de saints. Il y restera cinquante-six ans.
Son travail principal a été le catalogage des manuscrits hagiographiques latins conservés dans les bibliothèques françaises de province. Neuf villes y sont passées : Bourges, Arras, Boulogne-sur-Mer, Charleville, Verdun, Saint-Mihiel, Orléans, Tours et Angers. C'est un travail d'inventaire et de description, celui dont dépendent ensuite tous les éditeurs de textes. Les Analecta Bollandiana, la revue de la société, lui ont consacré une bibliographie complète en 2010, à sa mort.[analecta]
Deux frères jésuites
Son frère cadet Étienne entre lui aussi dans la Compagnie, mais part en mission au Congo. Sa nécrologie note la formule : « Joseph is hem voorgegaan naar de Sociëteit » — Joseph l'y avait précédé. Les deux frères finissent leur vie au même endroit : Joseph meurt en 2010 dans la chambre de l'infirmerie de Heverlee où Étienne était mort quelques années plus tôt.
Ce qui reste à établir
- Lieu de naissance : non renseigné au GEDCOM ; l'attribution à Gand vient de nos notes de travail et n'est pas sourcée.
- Sa correspondance familiale : aucune lettre de lui n'a été repérée dans le fonds. Les Bollandistes conservent peut-être ses papiers de travail.
- L'identité de la cousine qui l'a élevé, mentionnée en néerlandais dans sa nécrologie sans être nommée.
Sources
Nécrologie du bulletin Jezuïeten uit Vlaanderen, 2010, lue intégralement et croisée avec le GEDCOM familial. Bibliographie publiée dans les Analecta Bollandiana, t. 128, 2010.
[necro] ↑ In Memoriam Joseph van der Straeten, bulletin Jezuïeten uit Vlaanderen, 2010 (texte néerlandais, archives familiales). Toutes les dates y concordent au jour près avec le GEDCOM.
[analecta] ↑ Bibliographie de Joseph van der Straeten, dans Analecta Bollandiana, t. 128, 2010.