Génération III

Achille van der Straeten

1843 – 1921
Estimation d'après le GEDCOM du 28 juillet 2026 : environ 439 descendants, dont 60 nés van der Straeten.
Bourgmestre d'Eyne pendant 47 ans, industriel, conseiller provincial
Jubilé Achille van der Straeten
1899. Jubilé Achille van der Straeten. photo n° 6

Fiche d'identité

Équivalents en euros. Les montants entre parenthèses comptent la somme ancienne en heures de travail d'un tisserand gantois de la même année, converties au salaire d'aujourd'hui. Ce sont des aides à la lecture, non des données d'archive. La méthode, ses variantes, ses coefficients annuels et ses limites sont exposés sur la page Les équivalences en euros.

NomAchille François Justin van der Straeten
NaissanceEyne, 4 septembre 1843
DécèsEyne, 9 avril 1921, à 77 ans
ParentsAmand van der Straeten (1807-1873) et Eulalie Amelot (1820-1879)
ÉpouseMarie Emma van den Peereboom (1854-1918), mariage le 11 janvier 1876 à Blendecques
EnfantsDix, dont trois morts en bas âge ; parmi les survivants Thérèse (1880-1969), Pierre (1889-1926) et Joseph (1888-1918)
FonctionsBourgmestre d'Eyne de 1873 à 1921, soit 47 ans ; conseiller provincial ; chevalier de l'ordre de Léopold ; officier de l'ordre de la Couronne ; médaille civique de 1re classe (remise par le gouverneur au jubilé du 30 avril 1899) ; décoré de la croix civique de 1re classe 1914-1918 (faire-part de 1921) ; industriel (filature et huilerie)

Repères chronologiques

Père et fils ont dirigé Eyne sans interruption pendant quatre-vingt-onze ans (1830-1921).


Jeunesse et formation (1843-1873)

Trente ans après son père Amand, Achille fréquente la même école : le Collège Royal de Gand (devenu Athénée Royal), à partir de 1857, à quatorze ans. Il y est logé chez son oncle Yvon de Borchgrave, mari de Marie Eugénie Amelot, sœur de sa mère ; leur fils Émile (futur baron, ambassadeur de Belgique à Vienne), son cousin germain, est de six ans son aîné.

José Claeys Boúúaert le dit « scientifique », à côté d'un cousin « littéraire ». Le palmarès de la distribution des prix du 13 août 1859 le cite trois fois, en quatrième classe de la section professionnelle : cinquième accessit des prix généraux, avec 896 points sur 1 440 ; deuxième accessit de mathématiques, chez le professeur De Vylder ; deuxième prix de dessin, chez le professeur Lammens.[Palmarès 1859]

De 1860 à 1863, il suit les cours de l'École des Arts et Manufactures de l'Université de Gand, formation technique et scientifique.

Dès 1864/1865, il prend en main la filature-tissage que son père vient de fonder avec les frères Vandeputte de Gand. Le Westerring mentionne l'"usine Van de Put" : c'est la firme "L. et A. Vandeputte" (Léon et Auguste Vandeputte, fabricants de toiles, Gand, Coupure rive gauche n° 253). La mauvaise santé d'Amand l'oblige à assumer cette responsabilité dès les premiers mois d'activité.


Bourgmestre d'Eyne (1873-1921)

Achille est nommé bourgmestre le 13 novembre 1873 (arrêté royal « en remplacement du sieur Am. Vanderstraeten », Moniteur reproduit par Le Bien Public, 14 novembre 1873, p. 2), à trente ans, douze jours avant la mort de son père, le 25 novembre. Il exercera la fonction pendant 47 ans, jusqu'à sa mort en avril 1921.

Il poursuit l'œuvre de son père mais s'en sépare politiquement : contrairement à Amand, libéral, il se range dans le camp catholique, choix qui pèse pendant la guerre scolaire (schoolstrijd).

Principales réalisations :


Le mariage van den Peereboom (1876)

11 janvier 1876 : mariage avec Marie Emma Joanna Xaveria Cornelia van den Peereboom (°Blendecques, France, 1854, †1918), fille de Charles Auguste François van den Peereboom (1817-1896) et Marie-Victorine Macquart de Terline (1821-1886).

La famille van den Peereboom d'Ypres est l'une des grandes familles catholiques de Belgique, comptant parmi ses membres :

Mardi 18 avril 1876 : cérémonie d'accueil au retour du voyage de noces. Le Westerring en donne le compte rendu : cent cavaliers, cinquante voitures richement attelées, harmonies, fanfares. La procession depuis l'entrée du village jusqu'au centre dura plus d'une heure sous les applaudissements. La voiture des mariés arriva "volgepropt met bloemtuilen" (couverte de bouquets de fleurs). Le couple était reçu par Jules Heyse (secrétaire communal), les instituteurs Lepez et Ruyffelaert, et les présidents des associations locales. Des arcs de triomphe, inscriptions et poèmes de circonstance ornaient les façades.


Les enfants

Dix enfants en quinze ans de mariage (Westerring). Deux sont particulièrement mentionnés dans le témoignage d'Adilie van der Straeten (source du Westerring) :

Tableau des enfants connus :

PrénomNaissanceDécèsConjoint
Marie-Antoinette18771937
Amand François18781893décédé à 14 ans
Marie-Thérèse18801969Léon Claeys Boúúaert (1879-1971), 1905
Madeleine18851951
Anne-Marie18861965Paul Moens de Hase (1886-1967), 1913
Joseph18881918† Paris, 12 octobre 1918 (grippe)
Pierre18891926Yvonne Moens de Hase (1889-1924), 1913
Agnès18921966célibataire
autres enfants décédés en bas âge

La mémoire locale

Le Heemkring Westerring, qui a dépouillé les registres de l'état civil d'Audenarde, le livret du jubilé et le journal De Scheldegalm, conclut son étude des deux bourgmestres en ces termes : « De twee burgemeesters, Amand en Achille van der Straeten, hebben samen gedurende 90 jaar Eine bestuurd. […] Zij stonden heel dicht bij de bevolking en waren zeer geliefd. De familie van der Straeten heeft zijn stempel gedrukt op de ontwikkeling van Eyne. » — les deux bourgmestres ont administré Eyne ensemble pendant quatre-vingt-dix ans ; ils étaient très proches de la population et très aimés ; la famille a marqué le développement de la commune.[Westerring 2019]

[Ce jugement est celui d'une revue d'histoire locale de 2019, non celui d'un contemporain. Il repose en partie sur les oraisons funèbres de 1873 et sur le livret du jubilé de 1899 — des textes d'hommage. Il ne s'y réduit pas : l'auteur a aussi lu De Scheldegalm et l'état civil. Il vaut donc comme la mémoire qu'une commune a gardée de ses bourgmestres, et non comme un constat indépendant sur les conditions de travail à la filature.]

Le jubilé des 25 ans de bourgmestriat (1899)

Achille van der Straeten est bourgmestre depuis 25 ans le 13 novembre 1898. La commune délibère le 16 janvier 1899 et vote une allocation de 1.000 francs pour organiser le jubilé. Un comité est constitué.

Samedi 29 avril 1899 : annonce par carillon et coups de canon.

Dimanche 30 avril 1899 : fête principale. Dès sept heures, le couvent de la Visitation pavoise sa façade et le village l'imite : drapeaux, fleurs, chronogrammes, poèmes d'hommage. À dix heures arrivent les invités du dehors, chaque famille ayant convié les siens.

À 12h, une procession de cavaliers et de voitures part d'Eyne vers Audenarde chercher le bourgmestre. Le retour se fait en cortège, qui entre dans la commune à quinze heures :

Plus de 30 bouquets présentés au bourgmestre, portés par les pompiers en costume neuf qui fermaient le cortège. La traversée du village dura plus d'une heure.

À 16h30 : Te Deum solennel en l'église, décorée pour l'occasion.

Banquet pour deux cent cinquante convives à la Werkmanskring. Parmi les invités : le baron de Borchgrave (ambassadeur extraordinaire du roi à la cour de Vienne), le baron M. de Kerchove d'Exaerde (gouverneur de la province de Flandre orientale), sénateurs, membres du parlement, nombreux bourgmestres. Toasts portés par : le gouverneur, Doutreligne (échevin d'Eyne), E.H. Pastoor Waltens, Arthur Verhaegen (Bestendige Deputatie).

Médaille de 1ère classe remise au jubilaire.

Portrait photographique offert par souscription publique : tous les habitants d'Eyne, jusqu'au plus petit, avaient souscrit. La souscription rapporta 600 francs belges de 1899. Un exemplaire réduit fut remis à chaque souscripteur. "In geen enkele woning ontbrak de foto van de burgemeester." C'est le portrait jubilaire conservé dans les archives familiales.


La Première Guerre mondiale (1914-1918)

Achille van der Straeten, âgé de 71 à 75 ans pendant le conflit, subit les destructions de l'occupation allemande :

Il meurt avant la reconstruction d'Eyne.


La généalogie Schoorman

Achille Justin van der Straeten commande, à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle, à Jhr. Robert Schoorman (1856-1935), archiviste à l'État à Gand, une généalogie de la famille. Cette généalogie, restée inédite, est fondée sur les staten van goed et les schepengriffies des paroisses de Zonnegem, Vlierzele et Wichelen, conservés aux Archives de l'État à Gand. Elle est l'une des sources principales pour les générations des XVIIe et XVIIIe siècles.


L'entreprise van der Straeten-Vandeputte et la fabrique d'huile de Mullem

Pour un traitement complet, voir les articles dédiés : La filature de lin et d'étoupes van der Straeten-Vandeputte (1856-1921) et L'huilerie van der Straeten : le Bekemolen de Mullem (1794-1986).

Origines : acte de fondation du 25 mai 1864

La société "L. et A. Vandeputte" pour la filature et le tissage du lin est fondée le 25 mai 1864 par acte notarié reçu par Me Jean Joseph Julien Ghesquière, notaire à Gand. Les associés fondateurs sont : M. Léon Vandeputte, M. Auguste Vandeputte (tous deux fabricants de toiles, Gand, Coupure rive gauche n° 253) et M. Amand van der Straeten (bourgmestre d'Eyne). La société est en nom collectif, pour un terme de dix ans à partir du 1er janvier 1865.

La fabrique est implantée à Eyne (et non à Gand). Le siège administratif et la caisse sont établis à Gand, Coupure n° 253. Achille, alors âgé de 20 ans, en assure la direction effective dès 1864-1865 en raison de la mauvaise santé de son père.

La prorogation de 1874 : 900.000 francs de capital

Le 30 octobre 1874, les cinq associés comparaissent devant Me Ghesquière pour proroger la société après la mort d'Amand (25 novembre 1873). Les parties :

  1. M. Léon Vandeputte (Gand, Coupure n° 253) ;
  2. M. Auguste Vandeputte (Gand, Coupure n° 253) ;
  3. Mme Eulalie Caroline Amelot, veuve de M. Amand van der Straeten (propriétaire, Eyne) ;
  4. Mlle Adilie Marie Isabelle van der Straeten (propriétaire, Eyne) ;
  5. M. Achille van der Straeten, bourgmestre de la commune d'Eyne près d'Audenarde.

La société prend un nouveau terme de dix ans à partir du 1er janvier 1875 (soit jusqu'au 1er janvier 1885), sous la même raison "L. et A. Vandeputte". Le capital total est évalué à 900.000 francs, dont la fabrique sociale d'Eyne (terrains, bâtiments, logements d'ouvriers construits par la société, mécaniques et machines) est comptée pour 150.000 francs. La gestion et la signature sociale appartiennent à MM. Vandeputte et à Achille van der Straeten, qui peuvent agir collectivement ou séparément pour achats, fabrication et ventes. Les livres et la caisse restent tenus par MM. Vandeputte. Chacun des cinq associés conserve le droit de contrôler livres, caisse, fabrique et bâtiments.

L'acte est signé le 30 octobre 1874 par : Léon Vandeputte, Auguste Vandeputte, E. van der Straeten née Amelot, A. van der Straeten (Adilie), A. van der Straeten (Achille), les témoins J. Janssens et Verschuere, et le notaire Ghesquière. Enregistré à Gand le 4 novembre 1874, déposé au greffe du tribunal de commerce de Gand le 6 novembre 1874. Source : Recueil spécial des actes et documents relatifs aux sociétés, 1874, n° 893, p. 592.

Le bilan de 1874 : 750 000 francs de capital

Distinct de l'acte notarié, un "Duplicata du bilan arrêté le 31 octobre 1874, associés L.N.A. Vandeputte & héritiers A. Vanderstraeten" (archives familiales, FC-068) établit la situation comptable au même moment. Au 31 octobre 1873, le capital social s'élevait à 600.000 florins. Trois suppléments de 50.000 florins chacun portent le capital au 31 octobre 1874 à 750 000 francs (± 43 M€).

Le bénéfice de l'exercice 1874 est de 102 045,11 francs (± 5,8 M€), réparti en trois parts égales de 34 015,04 francs (± 1,9 M€) entre Achille van der Straeten fils, A. Vandeputte jeune et L. Vandeputte. Le total du bilan s'établit à 859.618,54 florins.

[Note : l'acte de prorogation (30 oct. 1874) évalue le capital total à 900.000 francs, tandis que le bilan (31 oct. 1874) indique 750 000 francs (± 43 M€) de capital d'apport et 859.618 florins de total bilan. Les deux montants sont cohérents : le bilan mesure l'actif total incluant les bénéfices non distribués, tandis que l'acte notarié retient la valeur de réévaluation des apports.]

Le document est signé par la veuve Eulalie née Amelot, par Achille van der Straeten ("Ac. Vanderstraeten") et par L./N. Vandeputte.

La fabrique d'huile de Mullem (1875)

Distinct de la filature-tissage, un second document, "Duplicata du Bilan arrêté le 15 juin 1875, fabrique d'huile sise à Mullem", détaille les actifs d'une huilerie exploitée à Mullem. Son total (actif = passif) s'élève à 166 847 francs (± 9,8 M€). L'actif comprend notamment la fabrique à moulins (27.365 florins), les équipements de broyage, des stocks d'amandes, d'huiles, de pâtes et de résines. Le document est signé par Achille van der Straeten le 15 juin 1875 et enregistré à Audenarde le 31 décembre 1875.

Cette huilerie est vraisemblablement liée à la Bekemolen de Mullem : moulin à huile acquis par Liévin François van der Straeten lors de la vente des biens nationaux (an III, 1794-1795) pour 1.001 livres grootten wisselgelt (environ 230.000 €). La propriété était donc dans la famille depuis quatre-vingts ans lorsqu'Achille en rend compte en 1875.

La propriété reste dans la famille au XXe siècle. En 1986, Paul Bauters publie son Het Oostvlaams molenbestand in 1986, inventaire des moulins de Flandre orientale. Il y recense deux moulins à Mullem dont le propriétaire est en 1986 : Achiel van der Straeten, Staatsbaan 1, Mullem (pp. 56 et 120). Ce dernier est Achille van der Straeten (Sosa 8, né 1914), fils de Pierre (Sosa 16, 1889-1926) et petit-fils d'Achille le bourgmestre. Le moulin à eau (Bekemolen) avait cessé de moudre en 1955 et son molenhuis avait été converti en habitation, dont la façade modernisée porte le millésime 1764 ; il avait été inondé à environ 2 mètres en été 1984. Le moulin à vent, également à l'adresse Staatsbaan 1, n'était plus en état de fonctionner, avait été restauré superficiellement vers 1965 et avait lui aussi été inondé lors d'une violente tempête le 6 juin 1985. La propriété de Mullem était donc restée dans la famille van der Straeten de 1794 à 2001, soit deux cent sept ans et cinq générations.

Le rachat du 2 janvier 1885

La société "L. et A. Vandeputte" avait été prorogée jusqu'au 1er janvier 1885. Ce jour-là, le contrat expire. La fabrique avec toutes ses dépendances est mise en vente publique l'après-midi du 2 janvier 1885, à 16 heures.

Le Liber Memorialis de la paroisse d'Eyne, cité par Jan ART (Herders en Parochianen bisdom Gent 1830-1914, 1979), consigne l'événement en ces termes :

"Le 2 janvier 1885, journée mémorable. Le contrat entre M. le bourgmestre et M. Van de Putte de Gand (libéral) expire, et la fabrique avec tous ses dépendances se vend publiquement à 4 h de relevée. M. Van der Straeten Achille et sœur l'acquiert au prix énorme de 400.000 F + 20.000 F de frais de vente et d'enregistrement... M. le bourgmestre fait un grand sacrifice pour le bonheur de la paroisse."

La presse confirme le prix : « Un journal annonce que la filature de lin d'Eyne a été vendue, jeudi dernier, à M. Achille Van der Straeten, bourgmestre, au prix de 400,000 francs, outre les frais. »[Bien Public 1885]

Achille et sa sœur Adilie (Adilie Marie Isabelle van der Straeten, 1841-1913) acquièrent ainsi l'ensemble de la fabrique pour 420.000 francs (± 25 M€). Le curé qualifie le prix de "prix énorme" et l'achat d'"un grand sacrifice" financier, car Achille devait surenchérir sur de potentiels acquéreurs libéraux lors de la vente aux enchères publiques.

L'acquisition a une double portée. Sur le plan économique, la famille van der Straeten devient propriétaire exclusive de la fabrique qu'elle codirigeait avec les Vandeputte depuis 1864 ; sur le plan politique et religieux, la "catholique suprématie" est "définitivement consolidée" à Eyne, selon la formule de Jan ART. La même année, "fere nemo ex parochianis muneri paschali defuit" : presque aucun paroissien ne manqua la communion pascale.

La fabrique employait alors une "nombreuse population ouvrière", comme le confirme la fondation en 1895 d'un "cercle ouvrier pour subvenir au bien spirituel de notre nombreuse population ouvrière".

Le congrès international des filateurs (1909)

En 1909, Achille van der Straeten est l'un des deux délégués de l'Union belge des filateurs de lin, d'étoupe, jute et chanvre, avec Jules Boucher, de Tournai, à la réunion convoquée à Gand les 5 et 6 octobre pour fonder une Fédération internationale des associations patronales des filateurs de lin et d'étoupe. Des délégués d'Allemagne, d'Autriche-Hongrie, de France et d'Irlande y sont annoncés. À 66 ans, il est encore actif dans les instances professionnelles de l'industrie textile.[Indépendance belge 1909]

Actionnaire sous l'occupation (1915)

En 1915, la gazette de l'occupation allemande (Beiblatt zum Gesetz- und Verordnungsblatt für die okkupierten Gebiete Belgiens) publie la liste des actionnaires d'une société liée à l'entreprise familiale. Achille van der Straeten y figure comme "M. Achille Van der Straeten, négociant à Eyne, dix parts". À 72 ans, il conserve des participations dans l'entreprise malgré les destructions de la Grande Guerre. La liste mentionne également un second Van der Straeten, non identifié (ligne 215).


Cens, cadastre et Conseil provincial

"De godsdienstige week van Vlaanderen" (1883)

En 1883, le périodique catholique De godsdienstige week van Vlaanderen s'en prend, sous le titre « Arme leerlingen » (élèves pauvres), aux commissaires scolaires du ministre libéral Van Humbeeck. À Eyne, écrit-il, ils ont inscrit d'office sur la liste des enfants pauvres, admis à l'enseignement gratuit aux frais du bureau de bienfaisance pour grossir le traitement de l'instituteur officiel, le fils du notaire Heyse et « den zoon van den heer Achiel Van der Straeten, burgemeester en provinciaal raadslid ». Et de conclure : « De Heer Van der Straeten betaalt omtrent belastingen genoeg om kiesbaar te zijn voor den Senaat! En dat heet men arme kinders! » — M. Van der Straeten paie assez d'impôts pour être éligible au Sénat ; et l'on appelle cela des enfants pauvres ![Godsdienstige week]

L'affaire eut un certain retentissement. Le Bien Public la raconte en français le 14 juillet 1883 : « Or, il s'en faut de très peu que M. Van der Straeten paie le cens d'éligibilité au Sénat ! », et le Journal de Bruxelles la reprend trois jours plus tard, en citant Le Bien Public.[Bien Public 1883] Le débat revient à la Chambre en 1884 : le compte rendu publié le 4 mars par Le Bien Public (p. 2) et par le Journal de Bruxelles (p. 1) rapporte qu'à Eyne on a inscrit d'office sur la liste des enfants indigents « le fils d'un notaire et celui de M. Achille Vanderstraeten, bourgmestre et conseiller communal, qui est bien près d'atteindre le cens d'éligibilité au Sénat ».

L'ironie vise l'administration libérale, non le bourgmestre. Le fils en question est sans doute Amand François, né en 1878 : son seul autre fils vivant, Joseph, n'a pas trois ans. Le texte le dit déjà conseiller provincial, où une thèse de l'Université de Gand le fait entrer en 1881. Le Moniteur belge l'inscrit dix ans plus tard sur la liste des éligibles au Sénat.

La liste des éligibles au Sénat (1893)

Le Moniteur belge du 10 juin 1893 publie « les listes des éligibles au Sénat pour l'année 1893-1894 ». L'en-tête énonce le critère, qui est purement fiscal :

Liste des citoyens qui, ayant atteint l'âge de 40 ans et payant au moins 2 116 fr. 40 c. (1 000 florins) d'impositions directes, patentes comprises, sont éligibles au Sénat dans toutes les provinces.

À la province de Flandre orientale, au 62e rang d'une liste alphabétique, figure : « Vanderstraeten, Achiel-Francies-Justien », soit Achille-François-Justin, son nom complet dans sa forme néerlandaise officielle. Âgé de quarante-neuf ans, il remplit les deux conditions, d'âge et d'impôt.[Moniteur]

La liste compte 75 noms pour la Flandre orientale. Les effectifs par province sont les suivants :

ProvinceCitoyens éligibles au Sénat, 1893-1894
Brabant132
Flandre orientale75
Liège74
Hainaut73
Anvers62
Flandre occidentale53
Namur48
Limbourg18
Luxembourg8
Belgique543

Le royaume compte cinq cent quarante-trois éligibles pour une population d'environ 6,2 millions d'habitants, soit un sur onze mille quatre cents. La liste réunit les noms des grandes maisons du pays : de Kerchove, Lippens, della Faille, Vilain XIIII, 't Kint de Roodenbeke, van Loo ; pour la Flandre orientale, on y lit aussi Goethals, Pycke de Peteghem, Van den Hecke de Lembeke.

[La liste est alphabétique : le numéro 62 n'est pas un rang de fortune, mais une place dans l'ordre des noms. L'éligibilité mesure l'impôt direct payé, non la fortune : un patrimoine peu imposé pouvait échapper au cens. La liste établit seulement que 543 citoyens franchissaient ce seuil dans le pays.]

Le Mémorial administratif de la Flandre orientale (1894)

Le Mémorial administratif de la Flandre orientale, volume 156 (1894), publie une nouvelle liste provinciale, dressée après la révision constitutionnelle de 1893. Achille van der Straeten y figure sous le numéro 161 :

Vanderstraeten, Achiel-Francies, nijveraar, te Eyne. Né le 4 septembre 1843 à Eyne. Biens cadastraux situés à Eyne.

La liste relève trois articles de la matrice cadastrale d'Eyne : article 754 (revenu cadastral 4.694,60 fr.), article 780 1/2 (5.378,62 fr.) et article 912 3/4 (1.926,78 fr.). Leur somme fait exactement 12.000 francs, et le total porte la mention « en daarb. » (en daarboven, et au-delà) : on n'a relevé que les parcelles nécessaires pour atteindre ce seuil, non tout son patrimoine. Les colonnes des contributions directes restent vides : ici, c'est son revenu cadastral qui le qualifie, non l'impôt. Ce seuil n'est pas converti en euros (voir la note de méthode).

La Constitution révisée en 1893 ouvre en effet le Sénat, dès quarante ans, à celui qui paie 1 200 francs d'impôts directs ou possède des immeubles d'un revenu cadastral de 12 000 francs. En 1893, le Moniteur inscrivait Achille parmi les éligibles au titre de l'impôt ; en 1894, il y figure au titre de ses biens.

Membre du Conseil provincial de Flandre orientale (1894)

Le même volume 156 des Procès-verbaux officiels et Bulletins sténographiques des séances du Conseil provincial, session ordinaire de 1894, publie la liste officielle des membres du Conseil provincial. Achille van der Straeten y figure explicitement :

M. VANDERSTRAETEN, ACHIEL, nijveraar en burgemeester, te Eyne. Arrondissement judiciaire d'Audenaerde, Kanton Audenaerde.

Ses collègues du canton d'Audenarde sont : M. De Temmerman (Omer), notaire ; M. De Riemaecker (Amandus), avocat ; M. Van den Staepele (Florentinus), propriétaire à Berchem. Le double titre "nijveraar en burgemeester" (industriel et bourgmestre) désigne à la fois l'homme politique de la commune et le principal acteur économique du canton.

En 1903 encore, un acte d'emphytéose le qualifie de « nyveraar, burgemeester der gemeente Eine, provinciaal raadslid en ridder der Leopoldsorde ».


La guerre scolaire et le leerwerkhuis d'Eyne (1880)

L'enquête scolaire parlementaire (14 octobre 1880)

En 1879, le gouvernement libéral de Frère-Orban impose la "loi scolaire" (loi Van Humbeeck), exigeant notamment que les apprentis des ateliers de formation reçoivent leur enseignement primaire à l'école communale laïque. Les catholiques belges surnomment cette loi la loi de malheur. C'est dans ce contexte que le Parlement belge ouvre une Commission d'enquête scolaire en 1880-1881, dont une sous-commission se réunit le 14 octobre 1880 au local de la justice de paix du canton d'Audenarde, en audience publique.

Achille van der Straeten comparaît comme 14e témoin. Le procès-verbal, publié dans l'Enquête scolaire (volume 1, 1881, pp. 929-930), enregistre :

Van der Straeten, Achiel, 37 jaar, industrieel en burgemeester te Eine, legt den eed af en verklaart : / Van der Straeten, Achille, 37 ans, industriel et bourgmestre à Eyne, prête serment et déclare :

Il déclare n'avoir chargé personne de parler en son nom à P. De Vuyst. Il confirme ensuite que, à sa connaissance, les élèves de l'atelier d'apprentissage d'Eyne ("het Einsche leerwerkhuis") sont obligés d'aller à l'école communale sous peine de perdre leur ouvrage, et que le règlement de l'atelier ordonne cette obligation. Il ajoute qu'il croit qu'autrefois les élèves du leerwerkhuis n'en étaient pas exclus parce qu'ils n'allaient pas à l'école communale. Sur interpellation, il déclare n'avoir pas connaissance d'un cas où un élève aurait été refusé, avant la loi de 1879, de recevoir l'enseignement primaire de l'instituteur communal. Son témoignage se conclut par sa signature : A. Van der Straeten.

Le leerwerkhuis et la fabrique

Le 16e témoin, Van den Berghe, Jacques, 60 ans, administrateur de l'atelier d'apprentissage à Eyne, renseigne sur l'ampleur de l'institution (p. 931) :

"L'école d'apprentissage avait rendu énormément de services depuis des années : elle a rendu possible l'existence de la fabrique qui s'y trouve et qui compte 200 ouvriers."

Les deux versions du procès-verbal concordent : « de fabriek die aldaar bestaat, en 200 werklieden telt ». Les deux cents sont donc les ouvriers de la fabrique, dont l'école d'apprentissage a permis l'existence en préparant sa main-d'œuvre. Le même témoin précise que les sœurs qui enseignent sont logées à la maison des pauvres, où elles paient soixante-quinze centimes par jour pour leur nourriture.

L'administration du leerwerkhuis comprend Ben. Amelot et J. Heyse, "Ben. Amelot" étant vraisemblablement un parent de la mère d'Achille, Eulalie née Amelot. Van den Berghe précise avoir informé ces administrateurs de la situation, et avoir été congédié en conséquence.

La crise se termine par le retrait simultané de la subvention provinciale (décidé par M. De Bleeckere, membre de la députation permanente, lors d'une visite accompagnée du bourgmestre Van der Straeten) et de la subvention communale, les deux représentant à eux deux la moitié des revenus du leerwerkhuis, rendant sa continuation impossible.

Position politique dans la guerre scolaire

Achille van der Straeten représente la Katholieke Partij au Conseil provincial de Flandre orientale à partir de 1881 (attesté par la thèse Sociale achtergrond van de Gentse sportverenigingen, Universiteit Gent : "zetelde als vertegenwoordiger van de Katholieke Partij in de Oost-Vlaamse provincieraad van 1881 tot 1921"). Sa participation à l'enquête scolaire de 1880 intervient au moment où il entre au Conseil provincial, pendant la crise scolaire. Sa double qualité d'"industrieel" et de "burgemeester" le place dans une position double : représentant de l'État dans la commune, élu catholique au niveau provincial et national. En mai 1886, il figure parmi les quatre candidats désignés à Audenarde pour l'élection provinciale : Henri De Graeve, médecin à Audenarde, Gustaaf De Temmerman, industriel à Leupegem, Leon Gevaert, médecin et bourgmestre de Bevere, et lui-même, « nijveraar en burgemeester te Eyne ».[Handelsblad 1886]


L'automobile

Achille van der Straeten est l'un des premiers à circuler en automobile dans la région, ce qui, selon le Westerring, faisait impression. Entre le milieu de 1898 et le début de 1899, au moment où les premières voitures apparaissent à Gand, il en achète une à Paris, une Mors. Il est ainsi de la poignée d'automobilistes qui fondent l'Automobile-Club des Flandres, le 24 février 1899, et il en est vice-président de 1900 à 1907, sous la présidence du comte Joseph de Hemptinne.[Derwael]

La Mors d'Achille est donc une voiture de 1898 ou 1899, des premières années de la marque : la Société d'Électricité et Automobiles Mors est créée à Paris en 1898. Les sources consultées ne donnent pas le modèle. À cette date, Mors vend soit les premières voitures à moteur arrière, soit la « Petit Duc », à deux cylindres de 850 cm³ et 4 chevaux, qui roule à environ 32 km/h.[Mors]

Mors, 4 ch à deux cylindres, 1899
Une Mors de 1899 : la 4 ch à deux cylindres (illustration d'époque, Grace's Guide). Le modèle d'Achille n'est pas connu.
Mors Petit Duc de 1899, Shuttleworth Collection
Une « Petit Duc » de 1899, conservée à la Shuttleworth Collection (Royaume-Uni). Cet exemplaire de musée n’est pas celui d’Achille.

Les photographies de famille conservées par Vincent Claeys Boúúaert montrent aussi Achille devant une automobile Darracq (n° 250) : une grosse voiture fermée, à moteur avant, avec une galerie sur le toit et une roue de secours sur le marchepied. Elle est plus tardive que la Mors ; d'après sa carrosserie, plutôt de la fin des années 1900 ou du début des années 1910 (estimation d'après la photo, non datée). Son chauffeur s'appelait Cyriel Weyts (Westerring ; photo n° 285). Selon la famille, Achille ne conduisait pas : c'était toujours son chauffeur.

L'album de famille légende une autre photographie « La Darracq, la fameuse première voiture » (n° 286) : une voiture fermée à moteur avant, d'un type nettement plus ancien que celle du n° 250 (plutôt des années 1900 ; estimation d'après la photo). La famille tenait donc une Darracq pour la première voiture d'Achille, alors que la presse gantoise cite une Mors dès 1898-1899 ; les sources consultées ne permettent pas de concilier les deux.

Pendant la guerre, la voiture est une belge, la Minerva (Anvers). Le 31 juillet 1914, le jour de la mobilisation, « la grosse auto Minerva » est réquisitionnée à trois heures du matin ; Léon Claeys Boúúaert la dit la voiture de son beau-père. À la fin de 1919, Achille « reçoit enfin sa nouvelle voiture Minerva, commandée depuis longtemps », mais il doit bientôt renoncer à voyager.[Carnet de Léon]

Le goût d'Achille pour les nouveautés ne s'arrête pas à l'automobile. Son arrière-petit-fils, Vincent Claeys Boúúaert, rapporte qu'il fut l'un des premiers à avoir le téléphone à Eyne. Il rapporte aussi qu'au tout début du vélo, Achille en fit fabriquer un dans son usine. Ce vélo existe toujours : Vincent le conserve.[Témoignage VCB]


Biens agricoles en France

En 1885, un bail à fermage notarié atteste des biens familiaux en France : Auguste van den Peereboom agit comme mandataire d'Achille van der Straeten et de son épouse Marie van den Peereboom pour des terres agricoles situées à Wemaerscappel, en France, dans le canton de Cassel/Bollezeele. Par l'alliance avec les van den Peereboom, le patrimoine familial s'étend ainsi au-delà d'Eyne et de ses environs, jusque dans le Nord de la France.


Les décès de 1918

La famille subit deux deuils en 1918, à quelques mois d'intervalle. Le 17 juin 1918, Marie Emma van den Peereboom, l'épouse d'Achille, meurt à Eyne. Son gendre Léon Claeys Boúúaert, dans son carnet, en a laissé un récit précis : une attaque d'apoplexie la frappe le 14 juin pendant la promenade au potager, en compagnie d'Achille lui-même ; elle décède le lundi suivant, 17 juin, vers 18h30.

Quatre mois plus tard, le 12 octobre 1918, meurt leur fils Joseph, né en janvier 1888. Réformé de l'armée belge en 1917 pour raisons de santé après un passage par les hôpitaux militaires de Saint-Lô et du Havre (des suites, sans doute, d'une pleurésie sévère déjà contractée en janvier 1907, à 19 ans), Joseph était entré au séminaire, d'abord à Issy-les-Moulineaux puis à Saint-Sulpice à Paris, et venait de prendre la soutane en octobre 1918. Il meurt seul à l'hôpital Saint-Joseph à Paris, emporté en quatre jours par la grippe espagnole, sans qu'aucun proche n'ait pu être prévenu à temps. Une lettre de l'abbé G. Billecocq, écrite en novembre 1918, relate ses derniers instants : arrivé à l'hôpital le 11 octobre, mort le lendemain vers 15h, il reçoit les derniers sacrements en pleine conscience et dicte lui-même la liste des proches à prévenir, dont un oncle à Nantes et sa sœur Madeleine, religieuse du Sacré-Cœur à Newcastle-on-Tyne. Il est enterré au cimetière Montparnasse, dans le caveau des Sulpiciens.

Une autre fille d'Achille et Marie Emma, Blanche, était entrée au Carmel en juin 1908, une dizaine d'années avant ce double deuil.


Décès

9 avril 1921 : décès à Eyne, à 77 ans, trois ans après son épouse. Son gendre Léon Claeys Boúúaert en a laissé le récit : Achille est trouvé mort dans son lit un samedi matin, « dans l'attitude du sommeil le plus tranquille » : une mort subite sans agonie apparente, vraisemblablement d'origine cardiaque. Les funérailles ont lieu le 14 avril, en chapelle provisoire. Son testament laisse à Marie-Antoinette, Thérèse et Pierre la faculté de reprendre, à prix modéré, leurs maisons respectives. La reconstruction de la commune et de ses institutions, qu'il avait initiée après la guerre, resta à l'état de projet.

Peu avant sa mort, Achille avait lui-même désigné son gendre Léon Claeys Boúúaert pour reprendre son siège électoral. Aux élections communales d'avril 1921, les premières avec vote des femmes et représentation proportionnelle, la liste de Léon Claeys Boúúaert obtient 7 élus sur 11.


L'étude du Westerring (2002)

Le numéro 100 de la revue Westerring, en septembre 2002, consacre une étude aux cinq bourgmestres qu'a connus Eyne de 1830 à la disparition de la commune en 1965. Trois d'entre eux sont de la famille : Amand, Achille, puis Léon Claeys Boúúaert, le mayorat restant dans la famille de 1830 à la destitution de Léon par l'occupant en 1940-1941 (il est réinstallé en septembre 1944), sur les environ cent septante ans d'existence de la commune, créée en 1795 et disparue en 1965.

Achille y est bourgmestre quarante-sept ans. L'accueil du couple en 1876, les réalisations de son mayorat et le jubilé de 1899, tels que l'étude les rapporte, sont repris plus haut.

Le carnet de son gendre Léon Claeys Boúúaert est la source principale des sections consacrées aux décès de 1918 et à la mort d'Achille.

Voir aussi : Léon Claeys Boúúaert (1879-1971) · son carnet, année par année · les carnets de la famille.

Photographies

Achille van der Straeten II, 1880
Achille van der Straeten II, 1880 n° 2
Achille van der Straeten
Achille van der Straeten n° 246
Achille van der Straeten, portrait
Achille van der Straeten, portrait n° 332
« Bon-papa Achille à Eine », photographie de famille
« Bon-papa Achille à Eine », photographie de famille n° 248
Achille van der Straeten devant l’automobile Darracq
Achille van der Straeten devant l’automobile Darracq n° 250
« Achille VdS avec le chauffeur Cyrille »
« Achille VdS avec le chauffeur Cyrille » n° 285

Sources documentaires

Sources : Westerring 2019 ; José Claeys Boúúaert, In Memoriam Amand 1973 ; documents chronologiques ; cartes de dévotion et faire-parts des archives familiales.

[Derwael] ↑ Joachim Derwael, « Il vaut mieux prendre souci de la qualité que de la quantité… De sociale achtergrond van de Gentse sportverenigingen op het einde van de 19de en het begin van de 20ste eeuw », article tiré de son mémoire de licence (Université de Gand, 2001) : achat de la Mors à Paris ; annexes, liste des comités : « Vanderstraeten A., 1900-1907, ondervoorzitter, Eine ». Date de fondation : mémoire de l'Université de Gand sur les sociétés gantoises (2012), § 4.1.1.

[Témoignage VCB] ↑ Témoignage de Vincent Claeys Boúúaert, petit-fils de Léon Claeys Boúúaert et de Thérèse van der Straeten, la fille d'Achille, recueilli par Geoffroy van der Straeten et confirmé en septembre 2026. Le vélo est conservé par Vincent Claeys Boúúaert. Aucune pièce du fonds familial ne documente ces deux faits.

[Mors] ↑ Collection Shuttleworth, fiche « Mors Model A » (1899) ; Grace's Guide, « Mors Car ». Presse gantoise citée par Derwael : L'Indépendant de Gand, 19 février 1898 (« les voitures automobiles sont d'une rareté exceptionnelle à Gand »), puis, « quelques mois plus tard », les premiers acheteurs, dont « Achile Vanderstraeten uit Eine » avec une Mors achetée à Paris.

[Carnet de Léon] ↑ Carnet de Léon Claeys Boúúaert, années 1914 et 1919 ; voir son carnet, année par année.

[Palmarès 1859] ↑ Distribution solennelle des prix aux élèves de l'Athénée royal de Gand, le 13 août 1859, Gand, Annoot-Braeckman, 1859, p. 7 et 33. Numérisation Google Books.

[Godsdienstige week] ↑ De godsdienstige week van Vlaanderen, Gand, 1883, p. 93, « Arme leerlingen ». Numérisation Google Books (volumes 15-16).

[Moniteur] ↑ Moniteur belge — Journal officiel — Staatsblad, 10 juin 1893, p. 1766-1769 : « Publication des listes des éligibles au Sénat pour l'année 1893-1894 ». Flandre orientale, n° 62. Comptage des neuf provinces établi par lecture directe des quatre pages.

[Bien Public 1883] ↑ Le Bien Public, 14 juillet 1883, 1re éd., p. 1 ; Journal de Bruxelles, 17 juillet 1883, 1re éd., p. 2, « Trop de zèle ». Numérisation BelgicaPress (KBR).

[Bien Public 1885] ↑ Le Bien Public, 6 janvier 1885, 1re éd., p. 2, « Faits divers ». Numérisation BelgicaPress (KBR).

[Indépendance belge 1909] ↑ L'Indépendance belge, 29 septembre 1909, 1re éd., p. 5, « Fédération internationale des associations patronales des filateurs de lin et d'étoupe ». Numérisation BelgicaPress (KBR).

[Handelsblad 1886] ↑ Het Handelsblad, 7 mai 1886, 1re éd., p. 2. Numérisation BelgicaPress (KBR).

Sommaire
Fiche d'identitéRepères chronologiquesJeunesse et formation (1843-1873)Bourgmestre d'Eyne (1873-1921)Le mariage van den Peereboom (1876)Les enfantsLe jubilé des 25 ans de bourgmestriat (1899)La Première Guerre mondiale (1914-1918)La généalogie SchoormanL'entreprise van der Straeten-Vandeputte et la fabrique d'huile de MullemCens, cadastre et Conseil provincialLa guerre scolaire et le leerwerkhuis d'Eyne (1880)L'automobileBiens agricoles en FranceLes décès de 1918DécèsL'étude du Westerring (2002)PhotographiesSources documentaires

[Westerring 2019] ↑ « Burgemeesters Amand en Achille van der Straeten », Heemkring Westerring, 2019 (archives familiales). Sources citées par l'auteur : Souvenirs d'Adilie van der Straeten, Jubelfeest van A. van der Straeten, généalogie Daniël Vanderstraeten, extraits des registres de l'état civil d'Audenarde, De Scheldegalm n° 780 du 30 novembre 1873.