Fiche d'identité
| Nom | Étienne Marie Joseph Agnès Willy van der Straeten, surnommé « Tournesol » dans la famille |
|---|---|
| Naissance | Eyne, 5 août 1922 |
| Décès | [6 ou 7] octobre 2005 [la nécrologie, source contemporaine, donne le 6 ; le GEDCOM, le 7] |
| Parents | Pierre van der Straeten (1889-1926) et Yvonne Moens de Hase (1889-1924) |
| Ordination | 22 août 1954, par le nonce Mgr Forni |
| Fonction | Jésuite. Presque cinquante-trois ans au Kivu (Bukavu, Congo, et Cyangugu, Rwanda), à partir de sa régence de 1948 ; professeur puis curé de la paroisse Saint-Pierre-Claver de Nguba |
Enfance et tutelle
Il a moins de deux ans quand sa mère meurt en 1924, quatre quand son père meurt en 1926. Sa nécrologie le dit « de jongste van zes », le plus jeune de six, en comptant Louis, mort en 1921 à cinq ans. Il est le plus jeune des cinq enfants survivants placés sous tutelle en 1926. Son frère Joseph, de quatre ans son aîné, entre chez les jésuites avant lui : « Joseph is hem voorgegaan naar de Sociëteit ».
La mission du Kivu
Il arrive à Bukavu avant son ordination. Entré à Drongen le 7 septembre 1941, il fait sa philosophie à Nimègue de 1945 à 1948, puis est envoyé pour sa première année de régence au collège Notre-Dame-de-la-Victoire de Bukavu, alors Costermansville, au Congo belge. Il y enseigne aux fils de colons. Il ne revient au pays que de 1951 à 1955, pour sa théologie à Louvain et son ordination, le 22 août 1954, des mains du nonce Mgr Forni. Il est aussitôt redemandé à Bukavu : « Zijn goede faam is blijven hangen in Bukavu. Men vordert hem daar terug op. » Il y est de retour, sans interruption, depuis août 1959.
Sa nécrologie en fait le compte : « Bijna drieënvijftig jaar heeft Étienne doorgebracht op dat kleine lapje Afrika aan de oevers van het Kivumeer » (presque cinquante-trois ans passés sur ce petit bout d'Afrique au bord du lac Kivu). Ce total se compte à partir de la régence de 1948 et non de l'ordination : trois ans avant la théologie, cinquante ensuite.
Il enseigne au collège de 1955 à 1976, préfet de discipline puis trois ans directeur du cycle d'orientation ; il y vit les émeutes de 1960, les sécessions, les rébellions. En 1972 il prend un ministère dominical à la paroisse Saint-Pierre-Claver de Nguba, dont il sera vicaire puis curé à part entière jusqu'en 1988. Entre-temps il traverse cinq fois la Ruzizi pour le noviciat de Cyangugu, au Rwanda, sur l'autre rive, où il est ministre et économe. Le collège de Bukavu, nationalisé, prend le nom d'Alfajiri (« aurore » en swahili).
En 1994, il est évacué du Rwanda au début du génocide.[necro2] Il meurt en 2005 à l'infirmerie de Heverlee, dans la chambre où son frère Joseph mourra à son tour quelques années plus tard.
Photographies






Sources
Nécrologie du bulletin Jezuïeten uit Vlaanderen, 2006. Souvenir d'ordination du 22 août 1954, archives familiales. GEDCOM familial.
[necro2] ↑ In Memoriam Etienne van der Straeten, bulletin Jezuïeten uit Vlaanderen, 2006 (texte néerlandais, archives familiales). La date d'ordination qu'elle donne confirme celle du souvenir d'ordination conservé par ailleurs.